|
   















|
|
Amores
perros
(Amours chiennes)
|
|
|
Mexico, un terrible accident de voiture. Trois vies entrent en collision et nous révèlent ce qu'il y a de plus chien dans la nature humaine.
Octavio, un adolescent, décide de fuir avec Susana, la femme de son frère.
Il fait alors de Cofi, son chien, l'impitoyable outil qui lui permettra de réunir l'argent nécessaire à cette fuite, compliquant plus encore le bouleversant triangle passionnel où l'amour clandestin finit en voyage sans retour.
En même temps, Daniel, un homme de 42 ans, quitte sa femme et ses filles pour aller vivre avec
Valeria, un superbe mannequin. Le jour même où ils fêtent ensemble le début de leur nouvelle vie, le destin place Valeria sur le lieu de l'accident qui fond brutalement sur elle.
Daniel et Valeria descendront dans leur propre enfer, où Richi, le petit chien de Valeria coincé sous le parquet de leur appartement, figure la parfaite métaphore d'une histoire d'amour qui assume avec dignité les conséquences du désenchantement et du désespoir.
Finalement, sur le lieu de l'accident surgit El Chivo, un homme d'âge mûr qui n'espère plus rien de la vie et se loue comme tueur à gages. Dans l'une des voitures, il trouve
Cofi, le chien d'Octavio, mourant, il l'embarque et le guérit. Paradoxalement, cette rencontre va lui permettre de se réconcilier avec lui-même et son passé douloureux.
Le cercle ne se ferme jamais : la souffrance est aussi un chemin vers l'espoir.
|
|
|
|
|
|
|
Mexico city, a fatal car accident. Three lives collide, revealing the hounding side of human nature.
Octavio, a young teenager, decides to run away with Susana, his brother's
wife. His dog Cofi becomes a cruel instrument to get the money they need to run off
together, further complicating this touching triangle of passion where forbidden love becomes a road of no return.
Meanwhile Daniel, a 42 year-old man, leaves his wife and daughters to move in with
Valeria, a beautiful model. On the day they're celebrating their new life
together, destiny pushes Valeria into the tragic accident and she is brutally
run-over. What does a man do when he thought he had it all and his whole life changes in an instant?
Daniel and Valeria will descend into their own brand of hell when Richi, Valeria's tiny dog, who becomes trapped under the apartment's wooden floor - the perfect metaphor of a love story that bravely assumes the consequences of disenchantment and
despair.
Finally, el Chivo
("the Goat") arrives on the scene of the accident; he's a former communist guerrillero
who, after serving several years in prison, is deeply disappointed in life and works as a hired assassin. There he finds a dying Cofi - Octavio's dog - which he steals and
heals.
Paradoxically, this encounter will enable him to come to terms with himself and his painful
past.
A circle that never closes : pain is also a path towards hope.
|
|
|

|
|
|
Générique
|
|
|
|
|
Production
Altavista Films S.A. de C.V.
Martha Sosa et Francisco González
Compéan
Tél : 525 520 45 04
Fax : 525 520 48 69
marthasosa@csi.com
fgonzalez@
altavistafilms.com.mx
Montes Pirineos 740, Lomas de Chapultepec
C.P. 11000 D.F.
Mexico
Mexique
|
|
Réalisation (Direction)
Alejandro González Iñárritu
Scénario (Screenplay)
Guillermo Arriaga
Photo (Cinematography)
Rodrigo Prieto
Son (Sound)
Martín Hernández
Musique (Music)
Gustavo Santaolalla
Montage (Editing)
Alejandro González Iñárritu
Luis Carballar
Fernando Pérez Unda
Interprétation (Cast)
Emilio Echevarría (El Chivo)
Gael García Bernal (Octavio)
Goya Toledo (Valeria)
Alvaro Guerrero (Daniel)
Vanessa Bauche (Susana)
Jorge Salinas (Luis)
Marco Pérez (Ramiro)
Rodrigo Murray (Gustavo)
Humberto Busto (Jorge)
Gerardo Campbell (Mauricio)
|
|
|
2000
35 mm - couleur
153 minutes |
|
Ventes à l'étranger
(Foreign Sales)
Lions Gate Films
Tél : 1 323 692 73 00
Fax : 1 323 692 73 73
nmeyer@lgecorp.com
5750 Wilshire Blvd. Suite 501
Los Angeles CA 90036
Etats-Unis à Cannes (In Cannes)
Lions Gate Films
Booth #K1 (Riviera)
Tél : 04 92 99 32 14 Presse
(Press)
Corbett&Keene Ltd
Ginger Corbett
Tél : 44 171 494 34 78
Fax : 44 171 734 20 24
ginger@candk.co.uk
122 Wardour Street
Londres W1V 3LA
Grande Bretagne à Cannes (In Cannes)
Résidence du Grand Hôtel
1D Goéland
Tél : 04 93 99 81 80/81
Fax : 04 93 99 81 79
|
|
|
Le
réalisateur
Alejandro González Iñárritu
|
|

|
|
|
 |
|
Alejandro González Iñárritu naît à Mexico en 1963.
À 23 ans, il est réalisateur, producteur et disk-jockey de la principale radio de rock au Mexique
WFM. En 1987, il réalise le programme de télévision
"Mágia Digital". Entre 1988 et 1990 il produit six longs métrages. En 1990, il est nommé directeur de création de
"Televisa". En 1991, il crée la société de production
"Zeta Film".
Il étudie la mise en scène théâtrale avec le polonais Ludwig Margules et la direction d'acteurs dans le Maine et à Los Angeles, avec Judith Weston.
En 1995, il dirige son premier moyen métrage pour la télévision
"Detrás del
dinero"
avec Miguel Bosé.
En 1997, il obtient le Grand Prix du FIAP pour la campagne WFM.
"Amores perros" est son premier long métrage.
|
|
|
"D'amours et de
rage..."
En pleine traversée du désert, où seule la persévérance d'un Arturo Ripstein en pleine forme fait à peine oublier l'absence de noms assurant une relève générationnelle avec bonheur, et surtout une certaine régularité de production, voilà que le cinéma mexicain nous gratifie soudain d'un illustre inconnu, Alejandro González Iñárritu, qui débute dans le long métrage avec une oeuvre d'une intensité poignante, d'une richesse rare.
González Iñárritu et le scénariste Guillermo Arriaga ont puisé dans l'univers du cinéma mexicain urbain et social pour nous proposer trois récits en miroir. Octavio et
Susana, Daniel et Valeria, El Chivo et Manu : appartenant à des classes différentes, ces duos n'ont en commun que l'amour des chiens, chiens de combat à mort, toutous de compagnie ou bâtards des rues.
Les personnages de "Amours chiennes" ont surtout en commun l'amour tout court, décliné à l'adrénaline, l'amour animal. Et, pauvres ou riches, ceux qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont voir converger leurs destins de la façon la plus prosaïque et la plus fortuite qui soit. Un accident survenu à un banal carrefour de Mexico va lier leurs vies en tragédies parallèles.
Un croisement qui va devenir la clé de voûte de trois histoires a priori dissemblables dont la juxtaposition va jusqu'à défier les notions de temps et d'espace. La chronique à la Zola des classes modestes bascule tout naturellement dans le cinéma de genre, nous conduisant chez des nantis de la mode et de la presse, revenant sans heurts dans le bas monde d'un clochard douteux.
La capitale mexicaine a souvent été source d'inspiration généreuse, cadre baroque capable de phagocyter même des récits d'origine lointaine. La photo de Rodrigo Prieto rend irréelle la ville et durcit les traits des personnages de cette chronique désenchantée.
Jeune sous-prolétaire, nanti de la jet-set ou vieux militant soit disant clochardisé : chaque protagoniste impose son univers comme chacune des histoires a son style de narration, son timing, un ton qui lui est propre. Le tout cimenté, en arrière-plan, par des références constantes et maîtrisées à la réalité mexicaine.
González Iñárritu, réalisateur têtu et culotté, donne sans compter. Comme il le dit lui-même,
"Amours chiennes" a été fait non pas avec le
coeur, mais avec les tripes et un bout de foie, pour nous rappeler que "nous sommes également ce que nous avons perdu".
José
María Riba |
|
|